Serena Gentilhomme serait née à Florence un 13 février
de notre siècle. On dit qu'elle vit à Besançon
et travaille à la Faculté de Lettres où
elle enseigne l'Histoire du cinéma italien (tendance
fantastique et horreur). Elle aurait également été
Maître de Conférence (Italien) au CRLE, participant
à des colloques consacrés au Fantastique à
l'Université de Grenoble III. Ce ne sont que de vagues
pistes car Serena
s'amuse de temps à autre à faire glisser cette
peau tout sourire, sociable et cultivée, pour écrire
et musarder hors des entiers communs. Elle s'est nourrie de
Fantastique depuis son plus jeune âge et a grandi dedans
avec délectation... Ne craignons pas de dire qu'elle
est devenue, au fil des parutions (voir sa bibliographie),
un des auteurs francophones majeurs du fantastique moderne.
Ecriture ciselée et construction rigoureuse du récit,
cruauté teintée d'humour noir, sexualité
baroque. Son imagination particulièrement diabolique
nous promet encore bien des émotions.
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Récentes parutions
- Fou
dessein,
nouvelle, dans le n°32 du fanzine
Horrifique.
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C'est le bouquet, nouvelle, in Khimera n°13.
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Racine de 2h sur g
Serena Gentilhomme |
Pour Yves, mon mari, ce génie des sciences
dites dures
Sois discret. Effacé. Surtout,
ne te fais jamais remarquer. Avec les voisins, bonjour, bonsoir,
c'est tout.
Voici le résumé de mon éducation.
Résultat : à cinquante-cinq ans, je me retrouve
seul, au huitième étage de cet immeuble, en train
d'attendre la fin de l'année, du siècle, du millénaire
— ce qui fait d'une pierre trois coups et beaucoup trop
pour un seul homme toujours exclu des fêtes.
Serais-je un cas ? Peut-être, mais personne ne s'y
est jamais penché, moi étant un type tiré
à plusieurs millions d'exemplaires, partout dans le monde.
Je m'appelle Mario Rossi.
C'est que je suis italien.
Français,
je me serais appelé Jean Dupont.
Anglais, James Smith.
Ne connaissant pas d'autres langues, je ne puis dire quel aurait
été mon nom en Russie, en Chine ou en Inde.
Ce qui est sûr, c'est qu'il aurait été le
plus banal.
Mon physique est à l'avenant.
Rien n'étant plus difficile à représenter
que l'insignifiant, je ne me décrirai pas. Un indice,
quand même : d'après ce que j'ai pu glaner des
commentaires que mes élèves échangent,
pouffant, à mon égard, je ressemble à un
acteur français dénommé Michel Blanc.
Ma voisine du premier étage est du même avis.
Puisque je ne vais jamais au cinéma et que je m'endors
toujours devant la télé, j'ignore à quoi
ce Blanc ressemble.
Mais, s'il a ma tête, je le plains.
Et pourtant, cette tête dégarnie, au regard effaré,
sera, demain, à la une du quotidien régional et
pas dans n'importe quelle édition.
Ce sera la spéciale millénaire : 01.01.00.
Ce sera aussi ma façon de marquer le coup.
Du coup, mes voisins seront marqués, eux aussi.
Sans être invité, je leur rendrai une visite éclair,
à tous.
Si mes calculs sont bons – et ils le sont, puisque
j'enseigne la physique dans un collège depuis trente
ans – j'aurai réglé ma petite affaire
de façon à me trouver sur le pas de porte à
00h00. Voici qui va donner un sens à ma vie qui n'en
a jamais eu aucun, à condition de ne pas traîner,
comme je suis tenté de le faire maintenant.
Dernier regard à ma montre : un joyau suisse.
Elle marque même les dixièmes de seconde.
Pas les centièmes, mais à l'impossible nul n'est
tenu.
Pour favoriser mon passage à l'acte, je visualise, très
fort, la photo de ma carte d'identité agrandie jusqu'à
l'égrènement, en haut de page.
01.01.00. Mario Rossi à la une du quotidien régional.
Édition spéciale millénaire.
Je me lance.
o
Selon l'ordre logique des étages,
les premières visitées seront mes voisines du
septième, les vieilles jumelles Oblonski, Sofia et Ekaterina,
deux harpies décharnées qui proclament des origines
princières. Elles font partie du Cercle Noble, dont j'ignore
les activités. La seule que je connaisse, c'est leur
Journée de Bonté, qui tombe le lundi des Pâques
orthodoxes, donc à des dates variables et, pour moi,
imprévisibles.
Ça m'énerve : je prévois toujours tout,
moi.
Pour prouver leur bonté, les Oblonski m'invitent toujours
à la dernière minute, ce qui m'énerve encore
plus.
— Pas de quoi. C'est que vous nous faites de
la peine, toujours tout seul comme un chien, précisent-elles,
quand je les remercie.
Je pourrais me défiler, mais je n'ose pas.
Les Journées de Bonté se déroulent toujours
de la même façon, devant les mêmes témoins,
deux membres éminents du Cercle Noble : un vieillard
aux grands cheveux blancs et aux petits yeux bleus et une dame
maigre, entre deux âges, tout de noir vêtue, qu'on
m'a présentés comme un grand Général
et sa nièce.
D'abord, il y a les rafraîchissements : des crêpes
huileuses et du thé servi dans des verres qui le sont
autant.
— Après les rafraîchissements,
la conversation, annoncent les jumelles, à un moment
donné – et impré-visible.
Leur conversation est, en réalité, une conférence.
Quand Sonia est fatiguée, Katia prend la relève.
Elles peuvent tenir comme ça, à longueur d'heures.
Ne causant pas grand-chose à part le russe, le Général
et sa nièce se contentent de hocher gravement la tête,
pendant que les Oblonski parlent de Nice et de Biarritz, aux
années 30.
À Biarritz, en 32, elles ont gagné le titre de
Miss Émigration Blanche.
On en avait parlé dans le journal.
Si ces chipies ont décroché les honneurs de la
presse, alors pourquoi pas moi, me dis-je, depuis la première
Journée de Bonté, il y a trois ans.
Pour prouver qu'elles ne mentent pas, les Oblonski partent chercher
leur écharpe de Miss et le quotidien de Biarritz.
Je me retrouve seul avec le Général et sa nièce.
On se tait.
Avec sa canne en ébène, sur laquelle brille une
aigle dorée à deux têtes, Le Général
relève la jupe de sa nièce et se met à
lui palper les cuisses et les fesses.
Ses bas-jarretelles sont bien noirs sur ses chairs blan-ches.
La canne se dresse et fonce au milieu de quelque chose.
Cette nièce n'est pas si maigre que ça, tout bien
pesé.
L'ordre est rétabli quand les jumelles reviennent avec
deux écharpes et une page : jauni, tavelé, l'ensemble.
Avec un peu de bonne volonté, on peut y lire tout ce
qu'on veut.
Ensuite, tout le monde se met à parler russe.
Je peux enfin partir, effacé, discret.
— Bonsoir Mesdames, bonsoir Monsieur. Merci
pour la charmante soirée.
On ne me répond même pas.
Ou alors en russe, ce qui pourrait signifier va te faire voir.
Sinon pire.
o
Ainsi se déroule ma Journée
de Bonté organisée par le Cercle Noble.
Ma seule sortie sur 365 jours, parfois 366.
Si j'en parle, c'est parce que je surprends, en cet instant
précis, les Oblonski en train de montrer leurs écharpes
et leur journal au Général et à sa nièce,
qui opinent gravement du chef : ils ne se doutent pas que je
vais me joindre à eux, même si ce n'est pas le
lundi des Pâques orthodoxe. Ce tableau m'inspire un sentiment
de déjà vu, un peu inquiétant, tel le souvenir
d'un rêve qu'on croyait oublié.
Trêve d'états d'âme ! L'essentiel, c'est
que je ne rate pas mon coup : il faut qu'ils me remarquent…
Gagné !
Tout s'écroule chez les Oblonski.
Les jumelles tombent par terre. Les Général se
lève agitant sa canne.
Ses petits yeux bleus étincellent.
On dirait qu'il déclenche une charge de cavalerie…
Je suis plus rapide que lui.
Sa nièce a juste le temps de courir jusqu'à la
fenêtre.
— Karaoul
! Na pomiche ! hurle-t-elle.
Ça doit signifier au secours, en russe.
Je hurle plus fort que la nièce et passe au sixième
étage.
o
Son locataire est un collègue,
Massimo Pavoni, professeur d'éducation physique dans
le même collège que moi, dont toutes les élèves
— et même certaines enseignantes—
sont amoureuses.
Elles affirment qu'il ressemble à un acteur américain
appelé Brad Pitt.
Aucune notion de ce Pitt, mais, s'il a la tête de Pavoni,
je le plains, lui aussi, malgré tous ces suffrages féminins.
Pitt, je ne sais pas, mais Pavoni passe le plus clair de son
temps à faire de la musculation dans son appartement,
qu'il a transformé en fitness-room : c'est lui
qui l'a appelée comme ça, en son jargon américain.
Quand il ne fait pas ses pompes, Pavoni se vante de naviguer
sur le Ouèbe. D'abord, je croyais que c'était
encore un outil à gonflette, genre vogueur, et ce ne
fut qu'au prix d'une humiliation devant mes collègues,
que j'appris la véritable identité de Ouèbe.
Il y a trois mois, Pavoni a ouvert une espèce de fitness-room
au centre ville. Grâce à cet exploit, il a eu droit
à une photo dans la page Votre ville et vous de
mon journal préféré : on l'y voyait, tous
biceps dehors, entre deux minettes court-vêtues, en train
de célébrer les bienfaits de la gymnastique, ou
body-building, en son jargon.
À part ça, Pavoni a la passion des téléphones
cellulaires : il en change au moins trois par mois, toujours
à la recherche du dernier modèle. Aussitôt
acheté, il sort essayer son telefonino sur son
balcon, pour que tout le voisinage profite de ses vociférations
insensées, truffées de paroles américaines.
Je hais Pavoni.
Alors, ce soir je me fais une fête de lui tomber dessus,
pendant qu'il est adossé à la rambarde de son
balcon, entre deux minettes qui se trémoussent, causant
avec un interlocuteur à l'autre bout du monde, au sujet
d'un méga-rave-party hyper cool ou quelque chose comme
ça.
Okay, yeah !
Dépêche-toi de raccrocher, Pavoni, j'arrive !
Son yeah se transforme aussitôt en un aaargh
digne des bandes dessinées que je confisque tout le temps
à mes élèves.
Les pleurs hystériques des deux minettes me poursuivent
jusqu'au cinquième étage, où la famille
Sberla est en pleine tragédie.
La routine, pour eux.
o
De là où je suis, pas loin
de l'escalier de secours, j'ai la vision fugitive d'un écran
géant, où des gens dansent et sautent. La signora
Sberla et ses deux enfants – un garçon et
une fille – sautent aussi, dans une sorte de ballet,
mais c'est pour échapper au père de famille, qui
les poursuit avec une lourde serviette enroulée et détrempée.
Le docteur Sberla a deux occupations : médecin psychiatre
au centre-ville et bourreau chez lui.
Jusqu'à présent, il n'a jamais été
inquiété à ce sujet, et pour cause : il
est propriétaire de son appartement, de deux voitures
et il a été élu adjoint au maire, pour
les questions de planning familial.
Sa photo est très souvent dans le quotidien régional.
Une fois, il a fait même la une, mais pas comme je la
ferai, moi, tout à l'heure, dans l'édition spécial
millénaire : c'était à peine si on
pouvait reconnaître le docteur Sberla parmi d'autres personnalités
locales, lors d'une marche blanche en soutien de l'enfance violée.
Sa femme et ses enfants sont trop terrifiés pour le dénoncer.
De toutes façons, on ne les croirait pas, les coups de
torchon mouillé ne laissant presque pas de traces…
o
Malédiction.
Tout à coup, je me sens mal.
La belle euphorie que j'éprouvais au début de
mon aventure est en train de fondre et une nausée de
terreur vertigineuse déferle et rampe dans mes tripes.
Il y a plusieurs raison à ça, dont la principale
est la sensation, absurde, que je n'avance pas dans mon entreprise,
enchevêtré que je me sens dans une boucle temporelle
qui semble se dévider à l'infini.
Doute atroce : aurai-je accompli mon œuvre à 00h00 pile,
pour que mon exploit soit infailliblement relaté dans
le journal de demain ?
Pire : et si quelqu'un avait eu la même idée que
moi et me battait de quelques secondes, tout simplement parce
qu'il dispose – chose improbable, mais toujours possible –
d'une montre plus perfectionnée que la mienne ?
En revanche, pas de souci quant à mes calculs, élémentaires
pour un enseignant de physique.
Soit une hauteur de…
Multipliée par deux, divisée par…
Racine carré du tout…
o
Aaaah !
Ça va de pire en pire.
Non ! Nooooon !
Qui crie ainsi ? Mes voisins, après ce que je leur ai
fait ? Ou alors…
Non ! Ce n'est pas possible. Pas moi. PAS MOI !
Si seulement je pouvais revenir en arrière…
En un millième de seconde, je me raisonne : encore un
petit effort, Mario Rossi, pense à la une, à la
une, À LA UNE !
01.01.00 ÉDITION SPÉCIALE LA TOUTE PREMIÈRE
SECONDE DE NOTRE MILLÉNAIRE DANS NOTRE VILLE A ÉTÉ
MARQUÉE PAR…
o
Quatrième, troisième étage.
Déception et soulagement.
Vitres noires béantes.
J'aurais dû m'y attendre : les sept Trucidi du quatrième
ont été expulsés, avec perte et fracas,
le mois dernier, puisqu'ils ne payaient pas leur loyer, malgré
tous les billets de banque retrouvés, chez eux, par les
huissiers. De mon balcon, je les ai vus longtemps pleurer, assis
sur leurs meubles. Moi, je n'avais pas d'états d'âme,
puisque j'avais signé une pétition du syndic pour
les faire partir, ce qui n'était que justice : non seulement
les Trucidi ne payaient pas leur loyer, mais transformaient
leur appartement en poubelle.
On a relaté leur misère morale dans la page Échos-graphies
de mon journal favori. Il y avait aussi une photo : entassés
sur leurs meubles, les sept Trucidi étaient quand même
reconnaissables, pour peu qu'on les eût connus.
Quant à la veuve Ignavi, du troisième, elle a
été retrouvée morte, une bonne semaine
après son décès. J'en sais quelque chose,
puisque j'ai alerté, moi-même, les pompiers, à
cause de l'odeur, perçue un soir où l'ascenseur
ne marchait pas, ce qui arrive trop souvent, en cet immeuble.
La veuve a eu droit à un entrefilet en bas de la page
Votre ville et vous.
On s'est apitoyé sur sa solitude, sur son absence d'héritiers.
Moi, même pas mentionné, malgré mon esprit
civique.
Encore une raison de revanche.
o
Encore faut-il que je la réalise, cette revanche.
Rien n'est moins sûr.
Au lieu de m'approcher de mon but, j'ai la sensation de m'en
éloigner.
Impuissance absolue.
Je flotte dans les anneaux du temps.
Ce salaud m'a pris et m'enroule en traître.
Et si tous mes calculs étaient faux ?
NOOOOOON !
o
Deuxième étage.
Les Dames Rimpinzi, toujours fidèles à leur poste,
c'est-à-dire la table.
Trois générations de femmes (poids moyen : cent-dix
kilos), dont la grand-mère a remporté le prix
de la plus grosse mangeuse de tripes à la florentine,
lors de la semaine gastronomique. Je n'y étais pas, bien
sûr, mais, le lendemain, la mamie Rimpinzi avait sa photo
en Région : bouffie, visiblement sur le point de dégueuler
les tripes ingurgitées, plus les siennes et ses boyaux
itou, elle brandissait un trophée en forme de saucisse.
Miracle ! Elles m'ont aperçu in extremis.
Rots de surprise, régurgitation de l'aïeule.
Je les quitte ainsi.
Carapaté au premier.
o
AU SECOURS !
Là, là, ça commence à aller trop
vite, surtout qu'au premier habite la femme de mes rêves,
sauf que je ne le lui ai jamais rien dit, bien sûr, réservé,
effacé que je suis. Elle s'appelle Nilde Fotti, mieux
connue comme Coccolina, star du porno, fait souvent la une,
pas du quotidien régional, bien sûr, mais de certaines
revues spécialisées destinées aux solitaires
comme moi, sa spécialité, à Coccolina,
AAAAAAH c'est de s'amuser avec un serpent, dans sa meilleure
cassette vidéo, intitulée Eva 2000, on
la voit tout le temps en gros-plan, cuisses grandes ouvertes,
avec la tête du reptile enfoncée dans sa chatte
qui palpite qui avale, une fois j'ai osé sonner à
sa porte, d'où proviennent, en cas de panne d'ascenseur,
des clameurs étouffées un peu comme de chez les
Sberla mais sur un autre ton, tiens, c'est Michel Blanc, s'est-elle
exclamée en me voyant, prête à se donner
de suite, jusqu'au moment où elle a compris que je n'étais
que le Mario Rossi du huitième étage NOOOOON,
le huitième étage dont je vois, en cet instant,
les lumières que j'ai laissées allumées
par inadvertance de plus en plus lointaines AHHHHHHH elle s'est
renfrognée, la Coccolina, et a dit c'est mille euros
pour la nuit sinon rien, réfléchis, j'ai gagné
le Hot d'or à Cannes pour Eva 2000, j'ai fait
la une partout, on m'a même invitée au Journal
du Hot sur va savoir quel Canal français, alors sors
tes mille euros NOOOON ou alors il faut que tu deviennes une
tête d'affiche et c'est là que j'ai décidé
de m'éclater à ma façon ce soir au centième
de sec', soit un immeuble de 30 mètres, racine de deux
fois la hauteur, divisé par l'accélération
de gravité 9,8 plus d'autres décimales sans véritable
incidence, tout prévu, de quoi faire crever d'envie tous
mes voisins injustement dans le quotidien régional AAAAAAH
alors vous allez voir les enfoirés moi la une dans l'édition
spéciale troisième 01.01.00 ma photo en haut de
page LE TROISIÈME MILLÉNAIRE DÉBUTE PAR
LE SUICIDE DIABOLIQUEMENT PROGRAMMÉ DE…
o
Le Professeur Mario Rossi s'écrasa au sol à 00h00,
très exactement, après une chute de 2"47 du haut
de son huitième étage.
Ses calculs avaient été parfaits, au centième
de seconde, contrairement à ses impressions : mais il
est des circonstances où l'on peut trouver le temps long.
C'était la première chose que l'enseignant de
physique n'avait pas prévue.
La seconde se matérialisa en un bogue inconnu qui avait
élu demeure dans les ordinateurs du quotidien régional.
L'édition spéciale troisième millénaire
01.01.00 ne sortit jamais.
© Serena Gentilhomme.
Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure.
Racine
de 2h sur g est parue dans la revue Phénix (n°53, 2000).
29/11/02 |
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