Bruno Vitiello, l'un des jeunes auteurs les plus en vue de la SF transalpine, a été révélé par la revue FUTURO EUROPA, dont le rédacteur en chef est Claudio Del Maso. Son roman La Vénus noire a été primé dans le concours organisé auprès des lecteurs de la revue.

Napolitain d'origine, Bruno Vitiello enseigne près de Rome.

D'autres nouvelles du même auteur ont paru dans la revue MINIATURE (Combinat, Bunker et L'Habit définitif) et dans FORCES OBSCURES n°3 (Le Réparateur).

 

 

Adresse de l'auteur : via Romagnoli 33, 04100 Latina, Italie

Bruno Vitiello connaît le français.

 

 


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  « Toujours personne ? » demanda l'homme vêtu de soie noire. Il portait un costume de marque, très élégant. Un décalage absurde dans cet appartement sordide.
  Le gamin fit signe que non, sans détacher les yeux de la fenêtre. Il continuait à surveiller depuis les fentes des stores sales, noircis par les miasmes des Nippon Chemical Enterprises. Depuis des années, les immenses cheminées de l'usine, pareilles à des gueules de dragons, brûlaient les poumons du quartier. « Je le vois pas, murmura-t-il, secouant la tête, d'un mouvement lent, régulier comme ceux d'un mécanisme à ressort. Comment je l'reconnais ?
  — Tu ne peux pas le reconnaître. Il porte un masque recombinant. Chaque fois, il change de figure. Je te l'ai dit cent fois, petit connard ! » L'homme en soie noire tourmentait sa cravate violette de ses doigts couverts de bagues. La présence du gamin l'énervait. Un foutu petit déchet au cerveau fêlé. Dans le quartier on l'appelait Game Over. Bien trouvé pour une cervelle grillée par les jeux d'interface.
  « J'm'escuse, répliqua d'une voix neutre, le gamin qui se découpait en ombre chinoise squelettique sur le rideau crasseux. Mais j't'ai pas entendu cent fois... J'ai pas compté...
  — Va-t-en au diable ! »
  L'homme élégant soupira, fixant avec dégoût le gosse couvert de guenilles. Un de ces nombreux petits trafiquants de logiciels interdits, vêtus comme des arlequins fous. Morceaux d'étoffe, métal, carton, plastique, des centaines de déchets assemblés en un kaleïdoscope dément. La mode de la nouvelle génération. L'homme en noir cracha par terre. Quand il écoutait Game Over, il avait des frissons. Il ne supportait pas cette façon de s'exprimer... Sujet, verbe, compléments énoncés en séquences trop logiques, arides, sans nuances. Le langage de Game Over répétait des schémas simples, économes. La grammaire et la syntaxe allaient droit au but, sans perte de temps et sans fioritures inutiles. D'ailleurs, l'esprit du gamin était comme son langage. Froid, immédiat. Game Over, comme la plupart de ses contemporains, vivait dans un jeu vidéo interactif où tout était possible. Un univers virtuel où réalité et imaginaire se confondaient, se superposaient comme les morceaux désordonnés d'une mosaïque incohérente. L'adolescent se caractérise par un coefficient très élevé d'imprévisibilité tenant à sa perception particulière de la réalité, répétaient les opuscules du Ministère des Affaires sociales.
  L'adolescent est un vrai fils de pute qui peut te refroidir en pensant qu'il joue une foutue partie, se dit l'homme élégant qui caressait son arme dans la poche de son pardessus. Le contact du métal le calma. Tôt au tard, je lui ferai sauter la cervelle, à Game Over, et la partie sera vraiment terminée. Ces déchets étaient bons à organiser un peu de trafic, dans les meilleurs des cas à jouer les utilités, mais c'étaient des articles à jeter après usage. Il fallait les changer souvent, autrement ils te pétaient entre les mains.
  Bruit de pas. L'homme élégant sursauta, la main serra l'arme. Personne ne pouvait lui tomber dessus à l'improviste. Micmac surveillait l'escalier. L'escalier déglingué, obscur et puant d'un immeuble en ruine, parmi tous ceux qui se trouvaient à la périphérie du monde. Une silhouette avançait dans la pénombre de la pièce. La lumière rougeâtre du couchant, opacifiée par les nuées toxiques des Nippon Chemical filtrait à peine par le store à demi fermé. L'homme en noir inspira longuement à travers le masque antismog. Ce con de Micmac était monté sans avertir.
  « La prochaine fois, je te descends, sale petit bâtard ! »
  Micmac haussa les épaules, sans se troubler. Lui, il ne s'offensait pas, il ne s'offensait jamais. On l'avait traité de bâtard des milliers de fois pendant toute son enfance. Dans le quartier, tous les descendants du Grand Métissage étaient traités de bâtards ou encore de corniauds . Les "races pures" quelle que soit leur souche, ne supportaient pas les fruits du mélange entre ethnies. Même l'homme en noir éprouvait un curieux malaise, un vague sentiment de répulsion devant Micmac, fils de croisements séculaires entre des ethnies diverses. Dans son code génétique, les caractéristiques caucasoïdes se confondaient avec les négroïdes et les mongoloïdes pour donner une symphonie bizarre, unique et dissonante. « On voit personne, marmotta le bâtard qui sirotait le contenu d'une boîte de merde qui pétille. J'en ai marre de monter la garde. »
  — Tu fais ce que je te commande, répliqua l'homme élégant qui tourmentait la poignée de l'arme dans sa poche. L'attente le rendait toujours plus nerveux, plus irascible. Il était sûr qu'avant le soir, il descendrait quelqu'un. Peut-être Game Over qui s'était éloigné de la fenêtre sans son autorisation. Le gamin fixait avidement la boîte que tenait Micmac. Les adolescents adoraient la merde qui pétille. Elle était vitaminée, légèrement euphorisante. Si tu bois assez de merde, tu peux aussi oublier de manger, et c'est toujours ça de gagné pour la ligne, disait une publicité bien connue... Les Centres anti-anorexie faisaient tout un cinéma pour obtenir le retrait de cette boisson du commerce, mais mille morts d'adolescents en trois ans ne suffisaient pas pour que le gouvernement ouvre une enquête sur la merde qui pétille. Les excès de vitesse en voiture, les suicides et les bagarres entre bandes en tuaient beaucoup plus...
  Abrutis, pensait l'homme élégant tandis que Game Over luttait avec Micmac, essayant de lui arracher la boîte. Foutu quartier de merde . Si le réparateur n'arrive pas dans cinq minutes... Au diable ces rendez-vous tordus. Il ne pourrait pas choisir des endroits plus convenables ?
  « Si vous n'arrêtez pas, je vous descends, soupira-t-il, agacé, pointant le pistolet sur les deux adversaires. Vous me fatiguez, trous du cul. C'est clair ? »
  Micmac cessa le premier. Game Over, profitant de la distraction de l'autre, attrapa la boîte avec un hurlement de triomphe. Gagné ! Maxi ! Bonus. Il avala le liquide foncé avec un gargouillis de satisfaction.
  « Si tu ne redescends pas, je te bute pour de bon, sale bâtard », siffla l'homme en noir. Micmac ne bougea pas. Le visage sans expression, il fixait un point derrière l'homme élégant.
  « Ça ne sera pas nécessaire. Me voici. »
  Dans la pénombre de la pièce, la voix était basse, maîtrisée. L'homme en noir se retourna d'un bloc, la lame rouge du viseur laser éclaira un visage calme, décontracté, tout à fait anonyme. Un visage de masque recombinant.
  « Vous pouvez abaisser votre arme, Baron, Je suis le réparateur. »

  Malgré son nom ronflant, le Baron n'était pas différent de beaucoup d'autres sans-espoir venus sur le territoire de la Ligue Panordique pour tenter leur chance. L'immigration clandestine en provenance du sud alimentait un trafic lucratif, mené le plus souvent par les méridionaux eux-mêmes. Mafia et camorra, seules structures qui aient survécu à la catastrophe socio-économique du Mezzogiorno, faisaient payer au prix fort l'illusion d'un travail bien rétribué dans les riches terres du nord. Une fois arrivés dans les quartiers-ghettos de Mitove, immense gigantopole de la Ligue, les clandestins devenaient très vite victimes ou bourreaux de la criminalité organisée, par une sélection naturelle dans laquelle cruauté et absence de scrupules étaient les conditions nécessaires pour survivre. Le trafic de drogue et de logiciels interdits, la prostitution adulte et infantile, le commerce des organes, le clonage illicite et les homicides par tueurs à gages constituaient les principales activités menées par les clandestins à l'ombre des gratte-ciel de Mitove.
  Le Baron alias Gennaro Esposito, avait tenté de survivre et de prospérer de son mieux dans l'enfer des quartiers-ghettos. Il avait pratiqué divers commerces illicites, acquérant une position de second plan, mais tout à fait respectable dans la hiérarchie du crime organisé. La police fédérale de la Ligue le recherchait depuis un certain temps pour divers crimes, tous plus atroces l'un que l'autre. Le Baron avait affronté bien des situations critiques sans s'émouvoir. Jamais jusqu'alors il n'avait fait preuve de nervosité pendant un travail. Cette fois, cependant, la situation était différente. L'homme qui se tenait devant lui, protégé par le masque recombinant, était l'individu le plus mystérieux de la Ligue Panordique.
  Le Baron abaissa son arme : « Tu es en retard.
  — J'ai tourné un peu dans le quartier, pour voir. Par mesure de sécurité. » Le nouvel arrivant restait immobile, au milieu de la pièce, éclairé par les torches de Micmac et de Game Over. Le Baron remarqua l'imperméable gris de mauvaise qualité, les chaussures usées et boueuses. Le réparateur était habile. Il aurait pu se vêtir avec luxe et raffinement, mais il préférait se confondre avec les sans-espoir du ghetto. Le Baron évita de regarder le visage de l'inconnu. Cela aurait été inutile. Le masque très mince qui adhérait à son visage comme une deuxième peau, était capable de recombiner des milliards de caractéristiques somatiques en quelques nanosecondes. Un bijou de la technologie nippone que seuls pouvaient se permettre les parrains des mafias internationales et les agents des Compagnies Mondiales. Un instant, le Baron fut pris de la tentation absurde d'arracher le masque, de voir le vrai visage. Il chassa cette pensée avec un frisson. Découvrir l'identité du réparateur signifiait emporter ce secret dans la tombe. C'était l'homme le plus respecté, le plus protégé du ghetto.
  — Avez-vous apporté les composants ? demanda l'homme en imperméable.
  Le Baron fit signe à Game Over. Le gamin se glissa hors de la pièce, puis rentra avec une petite boîte de carton.
  — Fais voir, dit le réparateur, dont les yeux gris - pour le moment - frémirent.
  — Pas encore -Le Baron saisit la boîte- As-tu réparé les armes ?
  L'homme en imperméable eut une vague expression de dégoût et tira de sa poche un bout de papier replié.
  — La valise contenant les armes est cachée dans une décharge non loin d'ici. Sur cette feuille j'ai marqué l'adresse et l'endroit précis.
  Le Baron prit le papier entre deux doigts, fronça les sourcils :
  — Naturellement, il faudra faire confiance, comme d'habitude.
  — Naturellement. Je ne me promène pas dans le quartier avec une valise pleine de ces trucs. Je peux voir les composants, maintenant ?
  — Ils sont à toi. Les copains de Micmac viennent de se faire un centre de recyclage. »
  Pendant les dix minutes qui suivirent, le réparateur fouilla dans la boîte comme un gosse dans un paquet de bonbons. Excité, il examina au moyen d'une loupe les hiéroglyphes complexes des circuits intégrés, comme s'il lisait dans un livre ancien à l'alphabet hermétique, mystérieux. Les trois hommes étaient soudain devenus attentifs, respectueux, comme s'ils se trouvaient devant les rites d'une étrange magie. Les composants étaient soumis à un examen rigoureux, impitoyable. Ceux qui convenaient disparurent dans la poche de l'imperméable, les autres retombèrent en tintant dans la boîte.
  Satisfait, le réparateur rendit au Baron les pièces refusées.
  L'autre haussa les épaules, renversa la boîte. Les composants s'éparpillèrent sur le sol, avec des bruits argentins.
  « Pour nous, c'est égal. La semaine prochaine, nous avons un travail pour toi. Tu peux réparer les appareils à brouiller les relevés chronoscopiques * ? Il s'agit de trucs un peu compliqués...

____________
* méthode permettant de repérer des objets ou des personnes dans le passé ou le futur.

  — Je peux tout réparer, si vous êtes disposés à payer, interrompit sèchement l'homme en imperméable.
  — On connaît tes tarifs. Tu seras contacté comme d'habitude.
  Sans un mot, l'homme en imperméable tourna les talons pour sortir.
   — Tu ne veux pas une escorte ? cria derrière lui le Baron.
   — Celui qui appartient au ghetto n'en a pas peur, murmura l'autre qui disparut dans l'obscurité. »

  Quittant le porche du vieil immeuble délabré, rongé par les poisons de la Nippon Chemical, le réparateur modifia encore son visage. C'était la cinquième fois de la journée. Il se concentra sur le souvenir d'un clochard ravagé par le nectar éthylique, boisson préférée des alcooliques du quartier. Le masque enregistra en deux nanosecondes l'information neuronique, se recombinant selon les caractéristiques pré-choisies. L'homme en imperméable regarda avec satisfaction son image dans une flaque sombre de purin chimique, résultat d'un récent crachin. Les vêtements et les chaussures correspondaient au personnage. Un parfait ivrogne au dernier degré. Il pouvait poursuivre imperturbablement sa route. Personne ne l'aurait remarqué, tant il se confondait avec la cour des miracles du ghetto.
  Cette nuit-là, il avait beaucoup de travail à faire, beaucoup de sans-espoir à aider. Les gens du quartier, ses gens l'attendaient, comme toujours. C'était seulement pour eux qu'il traitait avec la mafia. C'était seulement pour eux qu'il acceptait de réparer, tous les jours, d'horribles instruments de mort. Il avait besoin de protection, de composants électroniques en bon état... En échange de ses réparations, la mafia lui fournissait du matériel en quantité. Seuls les criminels réussissaient à dévaliser, de temps à autre, les Centres de Recyclage qui étaient super défendus.

  Imitant le pas incertain de l'ivrogne, le réparateur s'enfonça dans le ventre du ghetto. Les rues, remplies des miasmes toxiques de l'industrie chimique, étaient mal éclairées. Le centre de Mitove, incendié par des millions de lumières scintillantes demeurait très lointain. Là-bas, dans la partie riche et protégée de la gigantopole, d'immense tableaux digitaux projetaient sans arrêt des milliers de publicités commerciales bariolées où étaient mises à jour les données de la Bourse orientale. Sur les immenses façades des gratte-ciel, sur les panneaux qui tournaient dans la troposphère, sur les tableaux digitaux de toute la planète, les Compagnies Mondiales célébraient leur triomphe séculaire et définitif. Dans les quartiers du ghetto, les rayons du Soleil Levant ne parvenaient que sous forme de reflets affaiblis et pâles.
  Le réparateur esquissa un sourire ironique alors qu'il tournait dans une ruelle fangeuse. La patience orientale l'avait emporté, en fin de compte. Elle avait triomphé de toutes les tentatives pathétiques, désespérées de résistance opposées par le reste du monde. Quand la Ligue Panordique avait proclamé son indépendance à l'égard du gouvernement central de Rome, bien des années auparavant, elle avait cru pouvoir affronter avec succès la concurrence industrielle du Continent Panaméricain et du Bloc Oriental. Une illusion anachronique, qui lui coûta alors très cher. Les macrorégions de la Ligue, comme tous les centres industriels de la vieille Europe, avaient subi en peu de temps l'écrasante superpuissance des nouvelles Compagnies Mondiales, nées des cendres des multinationales désormais obsolètes. Des managers aguerris, aux yeux en amande, avaient très vite transformé la Ligue Panordique en une zone d'exploitation commerciale, imposant aux industries locales les productions les plus polluantes, les plus dangereuses et les moins rémunératrices. Les urbanistes nippons avaient baptisé Mitove la conurbation née de la fusion des trois chefs-lieu de la Ligue, forgeant, avec la syllabe initiale de chaque ville* un nom à vague consonance orientale. Maintenant, la gigantopole s'étendait sur des milliers de kilomètres carrés, depuis les Alpes jusqu'aux ruines d'une très ancienne cité lagunaire sauvée des eaux et transformée par les Nippons en une retraite exclusive pour managers au repos.
  Le réparateur s'arrêta devant un petit portail de fer rouillé. Après un bref coup d'œil autour de lui, s'assurant qu'il était seul dans le passage désert, il poussa les vantaux rongés par les vapeurs acides. Il se trouva dans une courette obscure, sale, pleine d'immondices. Aux quatre angles se trouvaient des rampes d'escalier ébréchées, éclairées par la clarté spectrale d'une ampoule électrique. Rien à voir avec les coûteuse lampes à influorescence moléculaire, orgueil des luxueuses résidences de Mitove.

________________
* Milano-Torino-Venezia (NDT)

  L'homme en imperméable gravit lentement un escalier, entre les sinistres jeux d'ombre de l'ampoule. Il connaissait l'endroit. Il y était venu d'autres fois. Tout en montant, il modifia encore les traits du masque recombinant. Il ne voulait pas présenter chez Dora un visage de clochard. Non sans un brin de coquetterie, il pensa intensément au visage d'un modèle entrevu quelques jours plus tôt, dans une publicité numérique.
  Il fit halte au quatrième étage, devant une porte imitant le bois, couverte de griffures. D'ordinaire, elle était ouverte, mais, cette nuit-là, Dora ne travaillait pas. Il frappa lentement, trois coups à intervalles réguliers, selon le nouveau code. Il le changeait souvent, chaque client ayant le sien.
  La porte s'entrouvrit aussitôt. Dora l'attendait.
  L'homme se glissa à l'intérieur, par l'entrée obscure, sans dire un mot. Dans les ténèbres, il perçut un parfum intense, chaud, la tiédeur d'un corps.
  « Toujours à l'heure », murmura la femme qui alluma la lumière. Dans le quartier, les habitants avaient la voix rauque ; du fait des fumées de la Nippon Chemical qui rongeaient les poumons. Mais le timbre de Dora n'était pas déplaisant. Il ajoutait une touche de sensualité tendre, intrigante. « Tu es vraiment aussi beau ? » demanda-t-elle en dévisageant l'homme. Les yeux verts, perçants, félins se réduisirent à deux fentes.
   — Tu ne le sauras jamais, plaisanta le réparateur, qui secoua la tête d'un air solennel.
   — On ne peut pas se fier à toi, sourit la femme. Trop mystérieux.
   — Cruelle nécessité. Je ne peux même pas me fier à moi-même. Ario est là ?
   — Dans sa chambre. Il t'attend. »
   L'homme longea le couloir sombre, étroit, précédé de la silhouette sinueuse, élancée, en kimono de soie. Sous le tissu léger, souple, bariolé, le réparateur devinait le dessin des formes parfaites. La démarche de Dora rassemblait à celle d'une bête de proie, élégante et indolente.
   

 

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