La nouvelle



« Rien d'intéressant pour vous aujourd'hui. »
The green elephant,
Dashiell Hammett, 1923


   Bruce Little enfourna son corps filiforme dans la gueule noire du porche. Le feu aux poumons, il appuya une épaule contre le mur froid et rugueux, puis pencha la tête pour jeter un ultime coup d'œil en arrière. Dans la ruelle, seules les lumières d'appartements riverains rognaient l'obscurité. Aucune silhouette humaine ne se profilait entre les murs de briques. Little tendit encore l'oreille pour s'assurer que personne ne lui filait le train ; il ne perçut que le bruit de fond de la ville.
   Soulagé, il colla sa tempe contre la paroi rêche et se laissa aller à sourire. Il n'était pas peu fier de son coup. Dépouiller une gorgone, dans son antre, fallait être gonflé. Gonflé comme Bruce Little. La bouche grande ouverte en quête de souffle, il se repassa mentalement le film des derniers événements, avec délectation. Dans le bar, il l'avait observée un long moment, jouant les clients indécis. Elle, perchée sur son tabouret, comme une sirène sur son rocher, papotait avec ses deux copines. Elles se ressemblaient comme trois gouttes d'eau, trois clones interchangeables, à chevelure de serpents holographiques, aux jambes chirurgicalement allongées. Sur leur combishort-écran, dans une région située entre la taille et les omoplates, passait en boucle le vidéomenu de leurs prestations tarifées. Little s'était rincé l'œil avant de passer à l'action. Méduse s'était-elle aperçu de la disparition d'une dose de Bang dans son sac à main ? Pas sûr. Et quand bien même elle aurait découvert le larcin, Little l'imaginait mal en train de lui cavaler aux fesses avec ses guibolles recalibrées. Sans parler que pour courir pieds nus, dans ce quartier malsain où nulle société de nettoyage ne s'occupait plus de la voirie depuis Mathusalem, mieux valait être à jour dans ses vaccins.
   Pas de fille à ses trousses donc, pas de maque teigneux pour le menacer d'un flingue vengeur. La nuit commençait du tonnerre. Little avala deux grandes goulées d'air, gonflant ses poumons à bloc. Il alluma ensuite sa lampe de poche, fine comme une baguette chinoise, et se concentra sur la configuration du terrain. Au fond du porche se dessinait une grille à code : derrière, une petite cour pavée précédait un immeuble privé aux fenêtres sans volets. Un vrai havre. Une fois son trip enclenché, Little pourrait même visiter les lieux.
   Il palpa la poche de sa veste et sourit, rassuré, en devinant la forme de son passe à travers le tissu.
   Le verrou électronique du portail était un modèle antédiluvien, guère plus efficace qu'une bonne grosse chaîne cadenassée. Un leurre ? De récents déboires avaient rendu Little méfiant. De plus en plus de chasseurs de prime préféraient appâter. Dans le milieu, on les appelait les pêcheurs. La méthode, aléatoire, pouvait rapporter gros. Little était sur ses gardes. Son pinceau de lumière, braqué sur l'immeuble, mit à jour un crépi lépreux et des carreaux cassés aux fenêtres. La bicoque, qui avait dû être classe autrefois, semblait un parfait candidat au squat.
   Le passe triompha de la combinaison sans coup férir. La grille s'ouvrit silencieusement. Derrière lui, Little prit soin de la refermer. Il gagna ensuite la porte d'entrée du bâtiment, un seuil gardé par deux gros battants de chêne, comme on en faisait plus, avec un système de fermeture à huit, peut-être dix points : rien en tout cas qui ne constituât un obstacle insurmontable pour Bruce Little le fortiche. Mais avant la balade, il allait se faire un petit shoot. Une jarre obèse, en grès, contenant la dépouille d'un arbuste grillé par le manque d'eau, ornait chacun des quatre coins de la courette ; il alla s'asseoir derrière l'une d'elles, loin de la grille.
   Ses épaules maigres collées au mur, il racla le fond de ses poches à la recherche du sachet. Méduse avait dû être furax. Une dose perdue, c'était deux ou trois passes en pure perte. Little se marra en revoyant les images. Elle n'y avait vu que du feu, trop énervée à se récrier contre l'enflure qui lui proposait un prix insultant. À ce tarif-là, minable, j'aurais même pas le cœur à te pomper le gros orteil ! Comme il insistait, elle avait fini par rameuter ses copines. Little s'était éclipsé sous les persiflages des gorgones, une dose de Bang dissimulée dans son poing serré.
   Il huma l'air de la cour. L'endroit, paisible, silencieux, à l'abri des regards, lui convenait parfaitement. La vie de château. Loin de son merdique box d'hôtel, où il était interdit de fumer, même du tabac blond de Virginie. Personne ne viendrait le faire chier.
   La torche pincée au creux des genoux, Little déchira l'emballage aux reflets métalliques et récupéra avec une dévotion quasi religieuse la boulette de stupéfiant ainsi que les deux éléments en céramique de la petite pipe à autocombustion. Un clip et à lui le Nirvana ! Son dernier trip remontait à deux semaines. Avec le Bang, pas de dépendance physique, mais des sensations telles qu'entre deux prises, l'existence ressemblait à un plat sans épices. Little soupira de bonheur. C'était une des rares bonnes choses que les Wogs avaient apportées dans leurs bagages interstellaires. Les autorités terriennes, évidemment, s'étaient empressées d'en interdire l'usage. Pour le reste, les aliens étaient comme tous les étrangers : des étrangers justement. Comme beaucoup de terriens, de plus en plus, Little pensait que les Wogs étaient les véritables responsables de la Grande Récession. Ces gens-là, si tant est qu'on pût parler de gens, n'avaient qu'un but, à peine dissimulé : mettre la Terre en coupe réglée. Les politiciens, eux, étaient trop lâches ou trop corrompus pour regarder la vérité en face. Transgresser les lois, fumer du Bang en l'occurrence, était pour Little une façon de protester.
   Avec prudence, Little se mit à genoux, demeurant à couvert derrière l'urne. Si une des gorgones avait retrouvé sa trace, il était au moins protégé par la grille, à l'abri des dents du molosse. Du côté de la ruelle, malgré le peu de lumière, il distingua une silhouette : un homme, grand, vêtu d'un bomber et d'une casquette à large visière. Pas l'ombre d'un quadrupède à ses pieds. Au fond de lui, Little poussa un ouf de soulagement. Il ne finirait pas sous les crocs avides d'un police dog à la retraite. Cela dit, il y avait tout même un individu planté sur le trottoir et cet individu semblait sonder la pénombre où Little se dissimulait.
   Après une courte pause, l'ombre s'insinua sous le porche. Little sentit alors une vague de panique déferler sur lui ; il retint sa respiration. Parvenu devant la grille, l'homme à la casquette tenta d'ouvrir le portail, en vain. Il plaqua ensuite son visage contre les tiges de fer rouillé, demeura ainsi un instant – une éternité pour Little –, interrogeant les ténèbres, avant de repartir vers la ruelle.
   Little relâcha son souffle. Il avait eu le nez fin de refermer le portillon.
   Sur le trottoir, l'inconnu fit soudain demi-tour pour revenir sur ses pas. Cette fois, il n'alla pas jusqu'à la grille mais s'adossa contre le mur de droite. Et attendit.
   Contraint à l'immobilité, Little ne tarda pas à trouver sa position inconfortable. Bientôt, ses jambes furent prises d'assaut par une colonie de fourmis.
   Grâce au ciel, le gars à la casquette avait la bougeotte. Sans crier gare, il se propulsa hors du champ de vision de Little, laissant à ce dernier le temps de se rasseoir, puis réapparut, accompagné. Little tressaillit d'effroi. Le nouveau venu était d'un gabarit plus petit, plus épais. Little serra les dents, craignant soudain de s'être introduit dans le repère d'un gang d'affranchis ou bien d'une bande de tordus sectaires. Inquiet, il se mit à prier en pensée un dieu auquel il lui arrivait de croire, deux ou trois fois par an, quand il se fourrait dans la merde jusqu'au cou.
   Une voix de basse, dotée d'un léger accent sud-américain, rompit le silence. « Vous avez l'éléphant ? »
   Malgré la peur, Little prêta l'oreille. Un vieux réflexe.
   « Et vous ? Vous avez la somme ? »
   Une autre voix masculine, avec des intonations locales.
   « Comme convenu, en diamants, répondit la première.
   — Parfait ! Je dépose la capsule près de la grille. Vous, vous restez à l'entrée du porche. Ensuite, je reviens vers vous et vous me remettez les diamants. »
   Sur ce, le type au bomber marcha jusqu'au portail devant lequel il s'agenouilla. Little, qui ne perdait pas une miette de la scène, vit la silhouette restée en arrière tendre le bras. Un confetti de lumière se posa sur la casquette du type agenouillé, la tache d'un vecteur laser qui glissa entre ses épaules. Il y eut un bruit sec, comme le craquement d'une boulette de Bang qui s'enflamme.
   Le bomber et la casquette s'affaissèrent. Sans tarder, l'assassin se précipita sur sa victime. Il se pencha sur elle, la retourna, et entreprit une fouille méthodique.
   « Nom de dieu ! Où est-ce que tu l'as mis ? » grogna-t-il en se relevant.
   Il fit mine de déguerpir mais revint aussitôt sur ses pas pour réitérer son examen. Visiblement nerveux, il sonda ensuite le sol, promenant ses mains sur le dallage du porche, tel un myope d'autrefois à la recherche de ses lunettes. « T'as voulu me pigeonner, c'est ça ? » Le ton était mi-amusé mi-contrarié.
   « On dirait que j'ai bien fait de te buter. »
   La silhouette se redressa et fila pour de bon.
   Derrière son urne, Little n'osait pas bouger, pétrifié. Il n'avait rien d'un ange dans son genre, il lui arrivait parfois de bousculer un peu ses propres victimes pour leur soutirer leurs valeurs, mais une violence aussi froide et radicale lui glaçait le sang. Il demeura immobile encore un moment, au cas où le meurtrier aurait eu envie de tenter une dernière fois sa chance. Puis il se dit qu'il valait sans doute mieux décamper justement avant que cette option ne se confirme.
   Little rangea soigneusement les éléments de la pipe et le morceau de Bang dans sa veste puis, sondant l'obscurité des deux yeux et des deux oreilles, il se leva. Il progressa lentement vers la grille, prêt à se replier derrière le gros pot de grès au moindre bruit suspect. Son cœur bondit soudain : du bout du pied, il venait de heurter un petit objet qui avait roulé sur le sol en rendant un son clair. Little écouta la nuit, attendant une réaction, un écho, une réplique. Le silence garda son mystère. Little respira à fond. Une fois calmé, il ralluma sa torche et la braqua tête en bas. Après deux ou trois balayages, le faisceau accrocha une sorte d'œuf, semblable, par la taille et la forme, à celui d'une caille.
   En plus de convoiter systématiquement le bien d'autrui, Little était curieux comme une pie. Il ramassa l'œuf, dont la coquille avait la couleur du rubis, et retourna se glisser à l'abri de la jarre. Il avait déjà vu ce genre de camelote, chez Rudy Mud, un de ses receleurs. En général, on s'en servait pour la contrebande de marchandises aliens. Il en existait de toutes formes, tailles ou couleurs, mais le matériau, capable de déjouer tous les systèmes de détection connus, était unique. Technologie extraterrestre. Un bon point de plus à ajouter au crédit des Wogs, concéda Little.
   Ce truc-là devait valoir un paquet. Little fourra sa découverte dans sa poche, puis se ravisa. On venait de tuer pour se l'approprier. Le boîtier était sûrement doté d'une nanobalise, en cas de perte ou de vol. La lampe torche fichée dans la bouche, comme un cigarillo d'une longueur inédite, Little s'affaira à déceler le mécanisme d'ouverture de l'œuf. Ses doigts parcoururent la surface grenue, imprimant de légères pressions de-ci de-là. Au bout d'une poignée de secondes, la coquille se scinda en chuintant. À l'intérieur, un écrin de matière isolante protégeait une sorte de gélule en polymère frappée d'un pictogramme, un lacis de traits épais et arrondis. De l'alien, sans l'ombre d'un doute. Jour de chance pour Little.
   Il se débarrassa du boîtier ovoïde, qui risquait de le trahir, et opta pour un vieux truc de contrebande afin de dissimuler son butin, en prévision d'une mauvaise rencontre : accroupi, le pantalon baissé, il introduisit la capsule dans son rectum qui avala celle-ci comme un suppositoire.

*

   Little décida de changer d'hôtel. Une précaution sans doute inutile mais l'image du cadavre sous le porche lui revenait sans cesse à l'esprit, avec une insistance qui avait tendance à attiser sa paranoïa naturelle. Installé dans un nouveau box, à l'autre bout de la ville, il se sentait moins stressé, sans pour autant éprouver une totale sérénité.
   En chemin, il avait contacté Rudy Mud. Dès que possible, il passerait au magasin du vieux, pour expertise, et il ne doutait pas de repartir avec son pognon. Une somme qu'il espérait assez rondelette pour se lancer dans les affaires et pourquoi pas prendre un peu de bon temps. Ses premières vacances depuis une éternité. Il les méritait bien. Little s'imaginait déjà allongé sur une plage de sable blanc, sous les soleils artificiels d'un aqualand orbital, avec des filles nues et bronzées autour de lui, et une bonne provision de Bang bien sûr... mais il fallait d'abord penser à récupérer la capsule.
   Little avait choisi le nouveau box dans cette optique. L'espace était équivalent à celui d'un compartiment premier prix – environ deux mètres cube – mais la couchette, une fois réorientée en position verticale, libérait un bac sanitaire multifonction dotée d'un caisson étanche télescopique. Un luxe des plus appréciables pour mener à bien la phase de récupération.
   Pour l'occasion, Little dut mettre son orgueil dans sa poche. Ce n'était vraiment pas le moment de jouer les bégueules. Dans son alcôve transformée en douche, armé d'un emballage de Big Mac garanti sans viande alien, qu'il avait déniché dans la poubelle du couloir, il inspecta scrupuleusement ses selles, délayant la matière fécale à grand renfort d'eau. Sans succès. La capsule avait-elle migré dans l'intestin ? Etait-elle coincée quelque part ?
   Little, qui n'y connaissait rien en anatomie, ne commença réellement à s'inquiéter que le lendemain. Après avoir, sans plus de résultat, utilisé un vidangeur organique, il se rendit chez Mud, se tenant le ventre à deux mains. Le vieux receleur, qui possédait dans son arrière-boutique un échographe portable fauché dans un service d'urgences, accepta de lire la notice de l'appareil pour pratiquer ensuite un examen. Au bout de cinq de minutes d'observation, la conclusion tomba comme la morale d'une fable.
   « Je sais pas c'que t'as fait d'ton machin, mon gars, mais j'peux t'assurer qu'il est pas dans tes fichus intestins.
   — Il est peut-être remonté dans l'estomac ? proposa Little.
   — P't-être même dans ton nez, répondit le vieux Mud en ricanant. Tu sens pas que'que chose qui t'chatouille ? » Avant d'ajouter, sur un ton plus sérieux : « Non. M'est avis que t'as dû forcer la dose avec le vidangeur et que t'as bousillé la capsule. »
   Quand Little admit que ses rêves étaient partis avec les eaux usées, il se sentit très abattu. Il avait eu une chance du diable et l'avait gâchée par un acte inconsidéré. Tout le reste de la journée, il se sentit nul et méprisable. En plus, le purgatif lui avait mis les tripes sans dessus dessous.
   Le soir, il se coucha avec de terribles douleurs au ventre.

*

   « Par ici, Capitaine. »
   Les yeux embrumés de sommeil, les dreadlocks en bataille, Salman Diop se frayait un chemin au milieu de la grappe d'enquêteurs. Il aperçut l'inspecteur qui lui faisait signe, à l'autre extrémité de la double rangée de box.
   « Salut Bishop. Alors, c'est quoi ce merdier ? »
   Le grand type chauve en tenue de golfeur attira son supérieur hiérarchique près d'une bâche noire jetée sur le lino du couloir.
   « Un gyorm », expliqua l'inspecteur en soulevant un coin de la toile plastique.
   Diop eut un mouvement de recul. Le cadavre était celui d'un animal, de la taille d'un doberman, avec trois paires de pattes tout en muscles et une peau vert anis parsemée de larges bourrelets.
   « Une Entité Extraterrestre Non Sapiente, de type molossoïde », expliqua l'inspecteur, d'un ton blasé. « Génétiquement modifiée. Un tueur implacable. En comparaison, le plus fêlé de nos chiens d'attaque passe pour un gentil toutou à sa mémère. Et encore, celui-là était un bébé. À l'âge adulte, ces bestioles atteignent la taille d'un ours. La mafia les fait venir de Véga, via la Lune. Ils transitent sous forme embryonnaire, dans des capsules placentaires. Vous les faites incuber dans un animal quelconque : chat, chien, iguane... simple assimilation par voie rectale ou orale. La capsule se désagrège. Croissance accélérée. Au bout d'un jour ou deux, le gyorm commence à bouffer l'organisme porteur de l'intérieur, direction le grand air. »
   Bishop replaça le film plastique.
   « C'est la première fois que j'en vois un d'aussi près. Ici, le trafic n'est pas encore important, mais le marché est porteur. Avec ça, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. C'est le chien de garde parfait. »
   Diop était sidéré, vaguement écœuré. « Qu'est-ce qui est arrivé à sa tête ?
   — Monsieur Clear, un des vigiles de l'hôtel. Il a été alerté par les cris d'une victime. » Bishop désigna une autre bâche, deux mètres plus loin. « Clear était un vétéran du Mexique. Il possédait un M30. Quand le gyorm s'est jeté sur lui, il a ouvert le feu. Le tir a fait mouche mais une des pattes de la bête a touché son but. Cette saloperie a tué trois personnes. Avec un gyorm adulte, l'étage y serait passé et on n'aurait pas retrouvé les corps.
   —  Qu'est-ce qu'il foutait ici ? » demanda le capitaine, perplexe.
   « Le gyorm ? » Bishop sourit et passa devant Diop en l'invitant à le suivre. Les deux hommes s'arrêtèrent devant la trappe défoncée d'un box. À l'intérieur, sur la couchette, reposait un corps dissimulé par une autre toile opaque.
   « Bruce Little. Trente-cinq ans. Race blanche. Magouilleur sans envergure, voleur de came, détrousseur de vieilles dames. Pour une raison indéterminée, Little a ingéré une capsule. Manque de pot, la bouffe était avariée.
   — Nom de Dieu ! Une chance que le vigile ait gardé son sang froid, lâcha Diop en grattant son front d'ébène. Comme si on n'avait pas assez des saloperies habituelles ! Les aliens devraient mieux surveiller leurs ressortissants. »
   Il secoua la tête et grimaça.
   « Putain de bordel ! Bon ! Vous vous occupez du rapport et on en reparle demain. Comment avez-vous dit déjà ? Le petit nom du clebs ?
   — Un gyorm, capitaine. Mais dans le jargon des trafiquants terriens, ça s'appelle un éléphant vert, à cause des bourrelets et de l'appendice nasal qui évoque une trompe. »

FIN


© Jonas Lenn. Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur. Première parution : Black Mamba n°1, 2006.
 
 

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