Pierre Gévart
Je l'ai rencontré pour la première fois à Ligny et l'ai trouvé bien sympathique... Pierre Gévart publie beaucoup ces derniers temps, surtout chez EONS. Rappelons qu'il a été lauréat du Prix Infini en 2001 pour la nouvelle Comment les choses se sont vraiment passées, un texte très brillant que vous avez pu lire en ligne sur le site Infini. Pierre Gévart est chaleureux, tourné vers la collectivité, plein d'idées et d'énergie. C'est lui qui aura la lourde tâche d'organiser la 33e Convention Nationale de SF à Bellaing, dans le nord de la France. Nul doute que ce sera une belle réussite ! En tout cas, je vous encourage à lire ses romans et nombreuses nouvelles, à participer aux concours qu'il organise, à aller voir son site...
(JPP)

Biblio Romans
Pierre Gévart

La Grève au Soleil (1976) (avec Nicole Gévart)
Le Maître du Bronze (1992)
Le Rendez-Vous de Marrakech (1995)
Contes de l’École (1996)
Bouvarine (1997)
Planète mauve (Khopnê - 1, 1995) Eons n°3 "Futurs" Révision de Une Planète pour Copponi signé Hugo Van GAERT
Les orages de Jouvence (2000) Eons n°7 "Futurs"

La décroisade Eons n°25 "Futurs"
Serlyne
Eons n°44 "Futurs"

 



Voir Présentation EONS

Vient de paraître

  Celui qui attendait
(Khopnê - 2) inédit
Eons - « Futurs »


Celui qui attendait


Photos et bio/biblios Par titre Par auteur Par thème



  
« Ganymède, 22 h OO » : Suite à la rupture accidentelle d'un échafaudage, quatorze ouvriers Bretziens ont été précipités dans le vide d’une hauteur de cent trente mètres. Bienheureusement pour eux, un tas de pavés et de ferrailles a amorti leur chute. Ils ont pu immédiatement se remettre au travail.

   « Cassiopée IV, 3 h 00 » : Encore un accident de continuum ! Une fois de plus, un homme, un voyageur de soixante deux ans, a été victime de l'état de vétusté de la rame temporelle. Le plancher a cédé sous ses pieds alors qu'il se levait pour prendre sa correspondance vers le trente sixième monde parallèle. Toutes les recherches effectuées par les équipes de surveillance spatio-temporelles sont restées vaines. « Allons-nous encore longtemps tolérer cela ? » a déclaré George W. B., président de l’association des usagers.

   « Bécon les Bruyères, 16 h 00 » : Une heureuse trouvaille. Joseph Leglandu, conducteur de soucoupes à la retraite effectuait hier soir sa promenade vespérale avec son glanx domestique. Soudain, l'animal se mit à s'agiter et à ruer de ses sept pattes en tirant sur ses laisses. M. Leglandu le suivit et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un authentique tronçon de tuyau en caoutchouc ! M. Leglandu a décidé de consacrer le produit de la vente de ce trésor, dont la moitié lui revient de droit, à l'achat d'une maisonnette de campagne sur Titan Créator, la planète à la mode, et de placer le reste dans une banque Népalaise, ce qui lui assurera une retraite confortable pour le restant de ses jours et ceux de ses descendants.

   « Gramuche, 12 h OO » : Imbroglio juridique. Le célèbre héritier Jonathan Barsow n'est plus héritier. En, effet, son grand père, le célèbre milliardaire Laurent Barsow, a refait apparition après une excursion temporelle hors de la galaxie. Il revendique la propriété de sa fortune. En attendant une décision des juges, le grand père, mineur d'âge, a été placé sous la tutelle de son petit fils qui est, rappelons le, âgé de quarante trois années standard.

   « Ranoé XB 43, 2612 h 24 » : Situation embarrassante. C'est ainsi qu'on peut qualifier celle de Helmut-Armand Al-Achamdi, récemment sorti de l'institut des hautes études politiques de Centre-Paris XIV. Le jeune diplomate avait été désigné pour accompagner le nouvel ambassadeur terrien sur Droma. Au cours de la mission, malgré les avertissements répétés de ses supérieurs, Helmut Armand s'était laissé séduire par une glomure hallucinogène. Il doit aujourd'hui en supporter le prix, puisque les médecins viennent de lui diagnostiquer une grossesse déjà bien avancée. Meilleurs vœux au futur papa.

   « Observatoire d'Armgard, 0 h 241 mn » : Un point d'histoire. Enfin, il semble que l'énigme de l'étoile qui aurait guidé des rois-mages vers l'enfant Jésus, il y a six mille ans, soit élucidée. On a en effet retrouvé la boite noire du vaisseau temporel envoyé en patrouille dans la région supposée de la Nova. Les mots suivants étaient enregistrés à la fin de la bande :
   " Es-tu sûr que nous ayions eu raison d'emmener avec nous cet imbécile de Xuan ? Il vient de s'enfermer dans la soute pour trafiquer les moteurs et doubler leur puissance." Ensuite, la bande ne porte plus rien que de profondes traces de brûlure.

   « Gzul Béta 12 » : Fin de la grève aux usines Renault-Mitsubishi-Boeing. Après dix huit mille deux cent quarante et un jours de grève, le conflit qui avait bloqué la production du fameux fabricant d'autocuiseurs a pris fin. Les ouvriers Gémelliens ont obtenu le droit de se livrer à leur prière pentaquotidienne pendant leurs heures de travail. Toutefois, la direction n'a pas accepté de leur laisser trois des quatre minutes restantes pour la pause repas. De nouveaux affrontements en perspective !

   « New New New York, 15 h 00 » : Après vingt heures d'un débat houleux, l'assemblée générale des planètes a fini par voter la loi antiracisme que tout le monde attendait. Désormais, aucun terme péjoratif, injurieux, méprisant ne devra plus être employé par personne pour désigner une quelconque espèce connue dans la galaxie. L'assemblée a voté dans la foulée les crédits nécessaires pour envoyer plusieurs expéditions à la recherche d'espèces inconnues.

   « Tettaclac, 10 h 00 » : La population de la charmante planète mauve a enfin trouvé un président. Après deux ans de vacance du pouvoir, un visiteur, Georges Igor, en escale technique a l'astrodrome, a accepté de postuler au fauteuil présidentiel. C'est avec un sourire de contentement visible que l'impétrant a reçu les acclamations de la foule. Élu à l'unanimité par un peuple frénétique dès son arrivée au Palais du congrès, il a, conformément à la tradition, prêté serment au palais présidentiel avant d'être dévoré par les membres du clone gouvernemental.

   « Aubervilliers, 22 h 00 » : Pénible accident. Lorsqu'il prit le volant de son autoglazomobile, Nicolas Totocalcia était loin d'imaginer le destin tragique vers lequel il s'acheminait. En effet, traversant à vive allure la place de la mairie, il ne put éviter Rocca, qui trottinait sur la route. Le pauvre animal décéda rapidement des suites de son écrasement. Avec lui, c'est le dernier chien de la galaxie qui disparaît, ainsi que la raison d’être de beaucoup de journalistes.

  

© Pierre Gévart. Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Nouvelles
L'Oeil était dans la paume...

25/01/06