Né à Buenos-Aires en 1968, Carlos Daniel Joaquin Vázquez est analyste de systèmes et enseignant. Il habite avec sa femme et ses trois enfants dans la ville où il est né. Membre du fandom depuis les années 1980, il a publié une trentaine de nouvelles en Argentine, en Espagne, au Mexique et en Italie.
Carlos Daniel J. Vázquez anime le site Arte Fantástico. Depuis avril 2004, il publie deux fois par semaine la BD El Encarrilador.



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L’être arrive sur la planète et répand les spores de son souffle divin. Les couleurs sont déjà présentes sur le sol, dans l’eau et dans le ciel. Et les spores apportent quelque chose de nouveau. Ils germent, croissent, se reproduisent, se transforment. Ainsi, ils assortissent les tonalités et les motifs, créant des tapis d’une singulière beauté.

   
La jeune créature de taille énorme fait fête aux minuscules silhouettes de ses parents. Quand ils se sont assez approchés, elle les engloutit. Pour grandir, il lui faut être bien nourrie.

Axxonita
La chose croit avoir trompé la Mort. Elle flotte dans les limites du néant, dans les interstices de la réalité, attendant, espérant. Elle ne sait pas, elle ne veut pas savoir que la Mort est plus ancienne et donc plus rusée. Et qu’elle peut attendre indéfiniment, avec toute la patience imaginable, jusqu’à ce que la chose se fatigue, se désespère, commette un faux pas. Parce que la Mort n’a jamais appris à jouer aux échecs, elle ne fait jamais partie nulle.

  
Elle sort définitivement du monde des morts. Elle poursuit longuement les restes épars de l’aimé, qui ont été méchamment jetés dans tous les coins. Du sang et de la terre elle composera le ciment qui liera les morceaux. Avec une batterie à l’hydrogène, elle lui rendra la vie.


La chasseresse attend, cachée dans un trou obscur et protégé. Le vaisseau passera à côté ; la chose féroce, tapie, remarquera sa présence. La chose, qui attend une victime depuis si longtemps, attaque. Elle envahira son esprit et le transformera en petits morceaux de miroirs colorés.


Une créature singulière qui a grandi au milieu du désert. A grand peine, elle tire parti du maigre sol et du soleil ardent. La nuit, elle demande à l’œil de la lune ce qu’elle a fait pour souffrir si cruellement. Un jour, elle se fatigue, décide que ça suffit, qu’elle en a assez, que ça n’a pas de sens de continuer ainsi. Donc, par un effort inouï de sa volonté, elle déchire l’espace-temps et gagne un autre univers, plus accueillant, où elle participe au banquet des êtres de la forêt.

La vitesse est hallucinante. Les moteurs hurlent, la chaleur porte au rouge les métaux et les céramiques. L’extérieur s’enflamme, et le plasma gagne sur la matière, irrésistible. Phénix ardent, il traverse les cieux. A la fin, à la fin seulement, il se consume pour ne laisser qu’un point de lumière. De l’autre côté, va savoir où, quelqu’un l’extrait du chapeau et le montre au public qui applaudit, debout.

 

Elle ouvre les jambes et offre à l’autre son intérieur rose et juteux. Il accepte. Dur et énorme, il la pénètre. Tous deux jouissent, s’embrassent, se lèchent, gémissent. Elle ferme les yeux, penche la tête en arrière, délire de plaisir. Il suce, suce. Et il l’absorbe, du dedans au dehors et l’a bientôt entièrement avalée. Enceint et tout rond, il s’en va. Avec le temps, il reviendra et en accouchera. Elle sera neuve et satisfaite.



© Carlos Daniel Joaquin Vazquez. Titre original : Alienigenzoos. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Pierre Jean Brouillaud. Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur.

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Son Amour...

15/01/07